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Une menace "Big
Brother " plane sur la Suisse
Le 2 Juillet
2005, Swissinfo
Le chef
de la commission de protection des données de la Suisse a
dit qu'il craint que la Suisse soit en danger de se transformer
en un état policier. Hanspeter Thür a indiqué qu'il a également
craint un autre "scandale de dossiers secrets" si les révisions
prévues concernant la loi sur la sécurité interne étaient
acceptées, dégageant le passage pour l'écoute des téléphones.
À la fin des années 80, un scandale concernant des dossiers
secrets tenus par les autorités fédérales secoua la Suisse
et incita une recherche parlementaire officielle. Lors de
sa conférence annuelle vendredi, Thür a indiqué qu'il n'avait
pas été suffisamment convaincu que les avocats de la partie
civile qui poursuivent les criminels avaient besoin de plus
de pouvoirs.
"Je
n'ai reçu aucune preuve que nous devons prendre de nouvelles
mesures afin d'assurer la sécurité de l'état," a-t-il commenté.
Thür a dit qu'il serait dangereux que l'on autorise des services
de sécurité à recueillir en secret de l'information préventive,
car ces services ne devraient jamais défendre la validité
de telles méthodes lors de démarches justes ou ouvertes. Il
a également regretté la manière irréfléchie dont des technologies
de l'information nouvelles et de plus en plus complexes étaient
maniées et l'attitude apparemment insouciante envers les micro-puces.
Un potentiel
pour les abus
Par
exemple, Thür a dit que la surveillance vidéo et les données
biométriques possédaient toutes les deux des possibilités
considérables d'abus. Il a expliqué que les commerçants professionnels
d'adresse aux Etats-Unis pouvaient fournir des listes de personnes
qui utilisent des antidépresseurs, qui croient en la Bible
ou qui jouent au casino en ligne. Thür a dit qu'il croyait
que certains pays recherchaient de façon croissante un contrôle
et une surveillance plus vastes.
Comme
résultat de la mentalité "je n'ai rien à cacher", la création
d'une base de données complète d'ADN avait été mise en avant,
ce qui, selon Thür, est allé à l'encontre du principe fondamental
de présomption d'innocence dans une société libre. Il a dit
que cette tendance a drastiquement augmenté en tant qu'un
signe du combat contre le terrorisme. Thür exprimait des doutes,
par exemple, au sujet de la convenance de l'enregistrement
obligatoires des cartes SIM prépayées pour GSM. En 1989, un
comité d'investigation parlementaire a découvert des fichiers
et des dossiers considérables dans les bureaux du procureur
fédéral suisse.
Il s'est
avéré que pendant la guerre froide, la police fédérale avait
placé sous surveillance plus de 700.000 personnes et organismes
en Suisse et avait tenu des dossiers secrets préparés à leur
sujet. Vers le milieu des années 90, la plupart de ces documents
avaient été transférés aux archives fédérales. Plus de 320.000
personnes demandèrent l'accès aux dossiers et au matériel
de sécurité d'état
Source :
http://www.nzz.ch/2005/07/02/eng/article5915081.html