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Nano-biotechnologies
: Les
assassins sont parmi nous
Lyon, Grenoble
et les armes biologiques
Extraits
3
Biodéfense
«la
biofuite en avant "pour faire accepter les technologies de
surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir
à la persuasion et à la réglementation en démontrant l'apport
de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant
la gêne occasionnée". (Livre bleu, propositions des industries
électroniques et numériques, GIXEL, juillet 2004)
...«"La
sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques
comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc
faire accepter par la population les technologies utilisées
et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les
contrôles. […] pour faire accepter les technologies de surveillance
et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion
et à la réglementation en démontrant l'apport de ces technologies
à la sérénité des populations et en minimisant la gêne occasionnée".
Telle est la proposition du GIXEL, lobby dont fait partie
le CEA-Léti de Grenoble (Livre bleu, propositions des industries
électroniques et numériques, GIXEL, juillet 2004). On comprend
l'intérêt du CEA-Léti pour le tout-sécuritaire. Car, en ce
domaine, les nanotechnologies ouvrent des perspectives inimaginables
: puces sous-cutanées, nano-caméras, traceurs… Contre les
risques générés par le "high tech", produisons davantage de
"high tech" ! "La science et la technologie sont devenues
les meilleures alliées de la police. Neuro-sciences, imagerie
cérébrale, techniques d'identification high tech, armes neutralisantes
et non plus mortelles : dans le secret des laboratoires se
trame activement l'avenir de la lutte contre la criminalité."
(Science et vie, octobre 2002) Reste à définir ce que le mot
"criminalité" recouvre » ...…
...«Les biopuces
allient microélectronique et biologie. De quelques cm2 seulement,
elles sont conçues pour analyser des milliers de séquence
d’ADN ou de protéines. On peut s’en servir pour évaluer l’activité
de certains gènes, détecter des virus, des mutations génétiques,
la présence de pathogènes dans l’eau ou la nourriture. (L'Usine
Nouvelle, 10/07/03). Selon Science & Vie de décembre 2001,
la Délégation Générale pour l’Armement finance trois sociétés
privées -Proteus à Nîmes, Thales Industrial Services, à Arcueil,
et Berlin Technologies, à Montigny-le-Bretonneux- pour qu'elles
développent en France ce "tout nouveau système de détection
d’attaques biologiques […] Cette biopuce mise au point par
la firme américaine Affymetrix, permet de déterminer l’agent
pathogène d’un sujet infecté." Notons qu'Affymetrix collabore
avec le laboratoire BioMérieux (D. Leglu, opus cité). Mais
elle n'est pas seule sur ce marché prometteur. A Grenoble,
le CEA et BioMérieux ont leur propre filiale spécialisée dans
les biopuces : Apibio, dirigée par Marc Cuzin, ancien de l'INP
de Grenoble. Apibio a déjà mis au point des kits d’analyse
pour l’agro-alimentaire (détection de bactéries, de salmonelles,
d’OGM) et travaille sur des kits adaptés aux domaines industriels
et militaires. »
...
...«Pourquoi
s'attaquer aux rejets de gaz carbonique qui asphyxient Lyon
et Grenoble quand des biocapteurs peuvent nous alerter des
pics de pollution ? Pourquoi donner du grain à la volaille,
de l’herbe au bétail, quand la traçabilité nous permet de
savoir de quel animal exactement nous aurons contracté l’encéphalite
spongiforme ? Pourquoi supprimer les pesticides de nos champs,
l’amiante de nos constructions, le benzène de nos industries,
le chlore de nos robinets, les additifs de nos aliments, quand
une biopuce nous préviendra en temps réel du développement
de nos cancers ? »
...
S
O U R C E S Service
Civil Lyonnais :
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Lyon,
Grenoble et les armes biologiques