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(Be) Cartes eID électroniques : portes grandes ouvertes à l'arbitraire

Source : Newsletter "DotGov Express" n° 25 du 27 octobre 2005.

 

 

Carte eID: qui peut lire quoi ?

 

On ne sait pas encore clairement quelles sont les données lisibles et par qui sur la carte d'identité électronique. Telle est la conclusion pour le moins surprenante à laquelle est arrivée la commission sur le respect de la vie privée dans un conseil communiqué à la Présidente du Sénat Anne-Marie Lizin. La commission sur le respect de la vie privée fait ici référence à la loi du 19 juillet 1991 relative aux registres de la population et aux cartes d'identités. Cette loi précise que « chaque contrôle automatisé de la carte d'identité à l'aide de systèmes de lecture optique ou d'autres procédés doit faire l'objet d'un Arrêté Royal (A.R.) » Et c'est là que le bât blesse: il n'existe encore aucun Arrêté Royal à ce sujet. Il n'y a par conséquent aucune réponse claire à la question de savoir qui a accès à quelle information sur la carte eID.

Tant que cette question ne sera pas réglée, la commission considère comme totalement exclu d'ajouter aux données existantes d'autres informations comme de l'information médicale par exemple. De manière générale, la commission ne défend guère l'idée d'ajouter de nouvelles données à celles qui existent déjà sur la carte eID. « Une carte d'identité sert uniquement pour l'identification et l'authentification. L'identification requiert uniquement des données nécessaires pour identifier quelqu'un ; l'authentification exige seulement des certificats. Les données qui ne concernent ni l'un, ni l'autre n'ont aucune raison de se trouver sur la carte car elles constitueraient un trop grand risque de violation de la vie privée, en cas de perte ou de vol par exemple. » Reste à savoir si le gouvernement prendra en compte les recommandations de la commission.