News 287

 

L’ AVIS DU GROUPE EUROPÉEN D’ ETHIQUE DES SCIENCES ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES AUPRES DE LA COMMISSION EUROPÉENNE, adopté le 16 Mars 2005 est à présent traduit en français !

 

Extraits

 

ASPECTS ETHIQUES DES IMPLANTS TIC DANS LE CORPS HUMAIN

 

«Dispositifs d’identification et de localisation

Les dispositifs à puce se présentent sous trois formes.

 

1° : A lecture seule Il s’agit de la forme la plus simple de dispositifs à puce, similaire à celle aujourd’hui utilisée pour l’identification des animaux. Même ce procédé élémentaire a de nombreuses applications potentielles, par exemple le repérage des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer mineures ou inconscientes. Plus largement, il pourrait être utilisé comme une sorte de carte nationale d’identité,n fonctionnant avec un numéro d’identification intégré à la puce.

2° : A lecture/écriture : le type de puce utilisé contient une série d’informations qui peut être complétée si nécessaire. La puce permet l’enregistrement de données et elle est programmable à distance. A supposer, par exemple, qu’elle contienne le dossier médical d’une personne et que ce dossier médical évolue, les informations correspondantes pourraient être ajoutées sans qu’il soit pour cela nécessaire de retirer l’implant. Les puces à lecture/écriture pourraient également faciliter et permettre l’enregistrement des transactions financières. Le troisième type d’informations importantes qu’elles pourraient contenir serait le casier judicaire.

3° : Avec fonction de localisation : outre les fonctions de lecture/écriture décrites ci-dessus, certains dispositifs peuvent également émettre un signal radio localisable . Là encore, les applications sont nombreuses, comme en témoignent les technologies moins sophistiquées qui existent déjà. Les dispositifs avec fonction de localisation, dépendent d’une source d’énergie qui devrait être miniaturisée pour rendre l’implantation possible. Avec un tel implant, u suivi constant deviendrait possible : si chaque puce implantée émettait un signal sur une fréquence d’identification unique, les porteurs pourraient être localisés par simple appel du bon signal. Le récepteur étant mobile, cette localisation serait partout possible.»…

 

« Les informaticiens ont annoncé que, dans les vingt prochaines années, des interfaces neurales seraient conçues qui non seulement augmenteraient la gamme dynamique des sens, mais amélioreraient aussi la mémoire et permettraient la "cyber-pensée" - c’est à dire la communication invisible avec les autres. Sont notamment envisagés : : - l’implant cortical (amplificateur sensoriel ou d’intelligence) - la vision artificelle (il sera un jour possible de voir dans l’infra-rouge » - l’implant téléphonique dentaire ou téléphone dentaire - l’hippocampe artificiel - le brevet microsoft (Juin 2004) qui fait du corps humain un transmetteur de donnés et d’énergie à « d’autres appareils» …

« les risques inhérents aux impllants TIC ont été soulignés par la Food and Drug Administration américaine dans l’ordonnace qu’elle a rendu sur la puce sous cutanée « VeriChip » : « réaction tissulaire, migration du transpondeur implanté, sécurité des informations compromises, défaillance du transpondeur implanté, défaillance du scanner électronique, perturbations électromagnétiques, risques électriques, incompatibilité avec l’imagerie par résonance magnétique, blessure par l’aiguille « . Au vu d’une telle liste de risques potentiels, on peut s’étonner que les tests en vue d’un usage médical aient été autorisés ! Une telle autorisation aurait peut-être été refusée si le principe de précaution avait été appliqué à ces risques à haut degré d’incertitude. »…

 

L’entièreté du dossier :

http://europa.eu.int/comm/european_group_ethics/docs/avis20fr.pdf.