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L’ AVIS
DU GROUPE EUROPÉEN D’ ETHIQUE DES SCIENCES ET DES NOUVELLES
TECHNOLOGIES AUPRES DE LA COMMISSION EUROPÉENNE, adopté le
16 Mars 2005 est à présent traduit en français !
Extraits
ASPECTS ETHIQUES
DES IMPLANTS TIC DANS LE CORPS HUMAIN
«Dispositifs
d’identification et de localisation
Les dispositifs
à puce se présentent sous trois formes.
1° : A lecture
seule Il s’agit de la forme la plus simple de dispositifs
à puce, similaire à celle aujourd’hui utilisée pour l’identification
des animaux. Même ce procédé élémentaire a de nombreuses applications
potentielles, par exemple le repérage des personnes atteintes
de la maladie d’Alzheimer mineures ou inconscientes. Plus
largement, il pourrait être utilisé comme une sorte de carte
nationale d’identité,n fonctionnant avec un numéro d’identification
intégré à la puce.
2° : A lecture/écriture
: le type de puce utilisé contient une série d’informations
qui peut être complétée si nécessaire. La puce permet l’enregistrement
de données et elle est programmable à distance. A supposer,
par exemple, qu’elle contienne le dossier médical d’une personne
et que ce dossier médical évolue, les informations correspondantes
pourraient être ajoutées sans qu’il soit pour cela nécessaire
de retirer l’implant. Les puces à lecture/écriture pourraient
également faciliter et permettre l’enregistrement des transactions
financières. Le troisième type d’informations importantes
qu’elles pourraient contenir serait le casier judicaire.
3° : Avec fonction
de localisation : outre les fonctions de lecture/écriture
décrites ci-dessus, certains dispositifs peuvent également
émettre un signal radio localisable . Là encore, les applications
sont nombreuses, comme en témoignent les technologies moins
sophistiquées qui existent déjà. Les dispositifs avec fonction
de localisation, dépendent d’une source d’énergie qui devrait
être miniaturisée pour rendre l’implantation possible. Avec
un tel implant, u suivi constant deviendrait possible : si
chaque puce implantée émettait un signal sur une fréquence
d’identification unique, les porteurs pourraient être localisés
par simple appel du bon signal. Le récepteur étant mobile,
cette localisation serait partout possible.»…
« Les informaticiens
ont annoncé que, dans les vingt prochaines années, des interfaces
neurales seraient conçues qui non seulement augmenteraient
la gamme dynamique des sens, mais amélioreraient aussi la
mémoire et permettraient la "cyber-pensée" - c’est à dire
la communication invisible avec les autres. Sont notamment
envisagés : : - l’implant cortical (amplificateur sensoriel
ou d’intelligence) - la vision artificelle (il sera un jour
possible de voir dans l’infra-rouge » - l’implant téléphonique
dentaire ou téléphone dentaire - l’hippocampe artificiel -
le brevet microsoft (Juin 2004) qui fait du corps humain un
transmetteur de donnés et d’énergie à « d’autres appareils»
…
« les risques
inhérents aux impllants TIC ont été soulignés par la Food
and Drug Administration américaine dans l’ordonnace qu’elle
a rendu sur la puce sous cutanée « VeriChip » : « réaction
tissulaire, migration du transpondeur implanté, sécurité des
informations compromises, défaillance du transpondeur implanté,
défaillance du scanner électronique, perturbations électromagnétiques,
risques électriques, incompatibilité avec l’imagerie par résonance
magnétique, blessure par l’aiguille « . Au vu d’une telle
liste de risques potentiels, on peut s’étonner que les tests
en vue d’un usage médical aient été autorisés ! Une telle
autorisation aurait peut-être été refusée si le principe de
précaution avait été appliqué à ces risques à haut degré d’incertitude.
»…
L’entièreté du
dossier :
http://europa.eu.int/comm/european_group_ethics/docs/avis20fr.pdf.