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identifiant
de patient commun dans le domaine de la santé
Du NIS
au NIR en passant par... Vichy
Commentaire
: notre ministre de la Santé prétend améliorer la prise en
charge des patients en vantant les mérites d'un numéro unique
d'identification ; une analyse à peine fouillée stigmatise
les risques de dérives de ce numéro national pour les citoyens
si un régime policier était au pouvoir.
Extraits
«Le
13 novembre, Xavier Bertrand, le ministre de la santé, a déposé
devant le Sénat, l’amendement 413 au projet de loi de finances
de la Sécurité sociale (PLFSS), proposant dans un de ses articles
de faire du numéro d’inscription au répertoire (NIR) national
d’identification des personnes physiques un "identifiant de
patient commun dans le domaine de la santé"...»...
...«A
cet égard, l’utilisation du NIR semble, a priori, pouvoir
être un facteur de sécurité pour le patient, car il permet
grâce à la consultation du Répertoire national inter-régime
des bénéficiaires de l’assurance maladie (RNIAM), de contrôler
son identité...»...
...«Selon
le Monde du 14 novembre « Pour les défenseurs des libertés
publiques, cette extension de l’utilisation du NIR est au
contraire porteuse de dangers, car elle ouvrirait, selon eux,
une brèche dans la sécurisation des fichiers en permettant,
à terme, l’interconnexion des données sensibles. Créé par
le gouvernement de Vichy, le NIR est aujourd’hui utilisé par
la Sécurité sociale et par les employeurs dans la gestion
des prestations sociales. Son extension à d’autres utilisations
a toujours fait polémique : en 1978, le projet Safari du ministère
de l’intérieur prévoyait, grâce au NIR, d’interconnecter des
fichiers policiers et sociaux. Face au tollé, la Commission
nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait été
créée, qui s’est, depuis, toujours attachée à limiter l’usage
du NIR...»...
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http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=383