Mouvement "J.A.M.E.H.!"

(Jamais Avec La Manipulation Electronique de l’Humain)

http://www.jameh.org/

NEWSLETTER  N° 24
 
15 juin 2007

Si vous désirez y être abonné, il vous suffit simplement d'écrire à notre adresse e-mail :
jameh(at)jameh.org

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"Pour que le mal triomphe il ne suffit que d'une seule chose...
que les gens de bien ne fassent rien !"

Edmund Burke

 

1 - Nano technologies mais maxi danger ?

Pourquoi l’infiniment petit est susceptible de mettre en danger l’infiniment grand...

NanoparticulesSelon le magazine Quelle Santé, "les premiers troubles de santé liés à l’emploi de nanocomposants (de la taille d’un milliardième de mètre) dans les produits de consommation courante commencent à apparaître. […] En Allemagne, un produit nettoyant pour les sols, […] vient d’être retiré du marché précipitamment. Il a provoqué des phénomènes de détresse respiratoire chez 97 consommatrices !"
...
"Ca me paraît aberrant qu’on ait mis tout ça sur le marché sans avoir les réponses" déclare Alain Lombart, toxicologue retraité d’une entreprise fabriquant des nanoparticules de carbone, au magazine Que Choisir.
...
selon Philosophie Magazine, "les nanoparticules sont incontrôlables par essence et non par accident. Les risques de l’infiniment petit doivent être appréhendés d’une toute autre manière que ceux impliqués par les autres évolutions techniques"... En effet, on soupçonne les nanoparticules de pénétrer, par la peau, à l’intérieur de l’organisme pour s’y accumuler. Elles franchissent les barrières habituellement protectrices et pourraient même atteindre le cerveau !

Le Mendiant : "Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…"
Source : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=947

 

2 - Analyse :  UpFing07 : Tous apprentis sorciers ? Et alors !

“Quel type de société voulons-nous mettre en place avec les nouvelles technos ? S’il faut savoir prendre en compte les risques, il faut surtout prendre en compte l’ensemble de notre rapport aux nouvelles technos car, derrière elles, il y a une définition de la vie en société, une définition implicite et normative de l’humain, du monde que nous voulons. Nous croyons ainsi que la mise en relation entre les gens doit être plus efficace, que "plus il y a de médiation technique, mieux on communiquera.” La médiation est devenue centrale, mais l’erreur serait de porter le débat sur le “comment” uniquement, et non sur le “pour quoi” : “Nous avons une responsabilité collective : nous faisons erreur quand le dialogue porte uniquement sur le “comment” et non pas sur le “pour quoi”".
...
On voit qu’internet à un impact, mais quel va-t-il être quand il va sortir de l’écran, évoquait Jean-Michel Cornu en faisant référence notamment à l’arrivée de l’imprimante 3D qui va nous permettre d’usiner et de rendre réelles nos plus folles créations.
...
Michel Eimer, délégué aux TIC du Conseil régional d’Aquitaine, estima pour sa part que faute de pouvoir répondre au “pour quoi”, on fabriquait ainsi du “comment”…
Source : http://www.internetactu.net/?p=7088

 

3 - Editorial du Collectif de Résistance à la Puce (Belgique) - Mai 200

Le domaine médical, on l’a déjà dit, est mille fois hélas, le grand cheval de Troie de la mise sous contrôle et de l’implantation électroniques des humains !

...Pour vendre, par exemple, des bracelets de surveillance électronique, on séduit en mettant en avant l’aide qu’il est humainement nécessaire d’apporter aux personnes atteintes de maladies d’Alzheimer sans dire que ces technologies sont l'une des causes suspectées de l’explosion des troubles de mémoire (2). Et la boucle, une fois encore, est bouclée comme dans le cas de ces entreprises, qu’ il n’est plus nécessaire de présenter, qui nous vendent à la fois les pesticides pour empoisonner nos sols et les drogues pour les supporter, ou agitent quelque spectre pour vendre leurs produits !
...
Source : http://www.stoppuce.be/main.php?nav=edi

 

4 - Techniques douces de manipulations de masses

ou "L'allégorie de la grenouille"  & réalité...
http://www.olivierclerc.fr.st
Analyse et description de certaines Techniques de manipulation.

Si vous voulez COMPRENDRE notre société et savoir à quelle sauce nous sommes déjà mangés...

DÉCOUVRIR LES TRUCS & ASTUCES UTILISÉS POUR "NOYER LE POISSON"...

Quels "TROMPE COUILLONS" sont mis au point pour nous endormir...

SAVOIR ce qu'il FAUT savoir pour garder notre indépendance et la tête sur les épaules...

ECOUTEZ BIEN JUSQU'AU BOUT !

http://leweb2zero.tv/video/alfred_71462174e691ee5

 

5 - Avec l'INL, Lyon devient la capitale des nanotechnologies

Le coup d'envoi officiel a été donné le 31 mai à l'INL (Institut des nanotechnologies de Lyon), créé le 1e janvier dernier suite à la fusion de trois laboratoires lyonnais (Leom - Ecole centrale de Lyon, LPM-INSA de Lyon, Lenac-Université Claude Bernard, Lyon 1).
UMR (unité mixte de recherche) soutenue dans le cadre du CPER (Contrat Plan Etat-Région), l'INL est un laboratoire de recherche fondamentale et appliquée qui regroupe un peu plus de 200 chercheurs. "Cette masse critique de spécialistes permet à l'INL d'être un bon interlocuteur à l'international, confie Guy Hollinger, son directeur. Nous sommes déjà actifs dans le 7e PCRD européen et travaillons sur des thématiques photoniques avec la Corée. Nous avons également des projets de nanotechnologie avec l'université de Sherbrooke au Québec."

L'INL se veut donc au centre du maillage local, du cluster "microélectronique, nanosciences, nanotechnologies" de la région Rhône-Alpes, avec des projets s'inscrivant dans les thématiques de plusieurs pôles de compétitivité (Minalogic, Lyon Biopôle, Axelera, Lyon Urban Trucks and Buses, ainsi que dans Institut Carnot Ingénierie@Lyon). Il travaille également avec le Minatec de Grenoble (pôle de recherche en micro et nanotechnologies).
Enfin, avis aux amateurs : le nouvel institut va créer un Master dans le cadre du PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) de Lyon qui s'intitulera "Nanoscale Engineering". Cette formation de niveau international sera ouverte en 2008.
Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-avec-l-inl-lyon-devient-la-capitale-des-nanotechnologies-23021.html

 

6 - Nanotechnologies - Quand l’infiniment petit permet d’économiser l’énergie…

Photovoltaïques, catalyseurs, nanomatériaux… Les propriétés de ces composants devraient demain permettre de stocker produire et utiliser durablement l’énergie.

Réunis fin mai à Boston lors de la conférence internationale sur les nanotechnologies, chercheurs et experts travaillent sur les performances que les applications des "nano" vont permettre de réaliser dans un avenir assez proche. Le Baker Institute, rapport initié en 2005 avait déjà considéré la question et conclut que le domaine du solaire notamment avec les photopiles ou encore celui de l’éclairage grâce aux cristaux photoniques intégrés dans de fibres optiques permettra de réaliser d’importantes économies d’énergies.
Une quatrième révolution industrielle ?
C’est l’hypothèse émise par certains avec ses réfractaires qui craignent des dérives possibles et évoquent des risques de toxicité, et ses partisans qui vont jusqu'à imaginer des nano particules dévoreuses de déchets ou des nanomatériaux moins gourmands en matières premières et pourquoi pas biodégradables.
Source : http://www.pro-environnement.com/blogs/fil-infos,1/nanotechnologies-quand-
linfiniment-petit-permet-dconomiser-lnergie,1086.html

 

7 - Les biomaîtres au piquet !

La multiplication des systèmes d’identification et de fichage biométrique vient de donner sérieusement la migraine aux Sages du Comité national d’éthique (le CCNE). Ce conseil consultatif a été créé par décret le 23 février 1983, rémis au goût du jour sous Raffarin (loi bioéthique du 6 août 2004), et chargé depuis de " donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevées par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé" (1).
Et bien, ces chers experts viennent, dans leur avis n° 98 paru le 31 mai - "Biométrie, données identifiantes et droits de l’homme" (2) -, de démonter consciencieusement les arguments des principaux biomaîtres en puissance (intellectuels, politiciens, industriels) pour qui la science biométrique est à la fois infaillible et inoffensive, au point qu’il faille dès maintenant apprivoiser les consciences des tous petits pour qu’ils en deviennent plus tard des disciples indéfectibles.
Et la punition du CCNE - une grosse fessée - prend la forme d’un avis motivé de 28 pages.
Ils écrivent notamment :

page 3 - passages soulignés par nos soins :
"Quel est le prix à payer pour rendre la vie plus sûre ? Quel est le meilleur usage éthique de cette "biométrisation" de l’homme ? La liberté qui se réfugie dans un sentiment de protection individuelle favorisé par l’identification de l’autre, ne constitue-t-elle pas le plus grand leurre qui soit, au moment où la traçabilité technique d’une personne constitue une surveillance déjà inscrite dans les faits ? Certes, l’identification biométrique d’une personne n’a pas pour vocation de la réduire à ses identifiants. Son objectif est de s’assurer qu’une personne qui prétend à telle identité existe bien. Mais, de fait, le glissement de l’identification à celle des comportements et donc de la personnalité, apparaît comme un risque sinon comme une inclination naturelle. Les trois questions les plus angoissantes sont donc celles du glissement du contrôle de l’identité à celui des conduites, celle de l’interconnexion des données et leur obtention à l’insu des personnes concernées".

Page 5 :
"A cette utilisation s’ajoute la multiplication des caméras de vidéo-surveillance, la localisation des personnes par l’intermédiaire de leur téléphone portable (ou de la carte Navigo de la RATP) qui, dès lors qu’elles permettent leur parfaite traçabilité, peuvent être considérées comme une mise sous surveillance constante de la liberté d’aller et venir".

Et plus précisemment (page 16):
"Du fait du paradoxe soulevé entre protection de la vie privée et atteinte à la vie privée, on assiste à une sorte de confiscation consentie de liberté. Subrepticement, notre société, au nom du paradigme sécuritaire, s’habitue à l’usage de ces marqueurs biométriques et chacun accepte finalement et même avec quelque indifférence d’être fiché, observé, repéré, tracé, sans souvent même en avoir conscience.
La médecine peut, là encore, à son insu, aider à donner des informations d’ordre médical susceptibles d’être utilisées par la police ou la justice. D’une façon générale ce sont toutes les autorités administratives qui sont concernées par l’essor et l’affinement des outils de conversion électronique, à commencer par l’administration hospitalière elle-même.
La question fondamentale est celle de l’interconnexion des dossiers, qui est une tentation normale de tout système informatique. Les moteurs de recherche fonctionnent sur ce principe. Ce n’est pas tant les paramètres de la biométrie qui sont en cause que leur connexion que l’on doit empêcher à tout prix, sauf dérogation admise par une autorité judiciaire".

En résumé, l’utilisation universelle de la biométrie pour définir l’identité des personnes se développe irrésistiblement et en apparence inéluctablement pour des besoins affirmés d’une sécurité accrue et selon des évolutions technologiques constantes présentées comme des progrès. La première interrogation d’ordre éthique résulte de ce caractère ressenti comme inéluctable sans que se soit instauré un débat public et sérieux sur les risques que peut comporter cette évolution et les dérives auxquelles elle expose.
C’est avec une certaine délectation que vos serviteurs des Big Brother Awards découvrent cette prose plutôt radicale. Nul besoin, ou si peu, de vous rappeler comment nous avions salué en 2004, par la remise d’un mémorable prix Novlang (3), les industriels de l’électronique dans leur désormais fameux " Livre Bleu".
Dans cet ouvrage destiné aux décideurs patronaux et gouvernementaux, plusieurs lobbies industriels (Gixel, Alliance TICS, Simtec, Sitelesc, SNESE, Sycabel, SPDEI, GFIE), en tête le Gixel (Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques), délivraient leur stratégie : " la sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles, il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles".
Argumentaire tellement inavouable que le Gixel tenta ensuite d’édulcorer son propos dans le plus pur style orwellien, c’est à dire en effaçant certains passages du rapport comme s’ils n’avaient jamais existé - lire à ce sujet notre communiqué du 1er février 2006 qui enfonçait le clou en republiant le document non-censuré (4).

Suite de l’avis du CCNE (page 18) :
"En conclusion, le CCNE s’inquiète de la généralisation du recueil d’informations biométriques et des risques qu’elle comporte pour les libertés individuelles. Ces risques sont d’autant plus préoccupants qu’ils sont démultipliés par la montée en puissance de nouvelles technologies destinées au recueil et à la transmission de données personnelles, qui représentent un danger accru pour les libertés. En effet les méthodes modernes de recueil se fondent sur de nouvelles générations de puces électroniques capables de recueillir et de stocker de grandes quantités de données et de les transmettre très efficacement par télémétrie".

A propos des gardes-fous (page 20) :
"Le CCNE estime indispensable la mise en oeuvre d’un réel contre-pouvoir face à la généralisation excessive de la biométrie. Pour être performants, des dispositifs capables de protéger les libertés citoyennes devraient s’appuyer sur des instances indépendantes de lutte contre d’éventuelles dérives technocratiques, économiques, policières ou politiques liées à l’exploitation des données biométriques. La CNIL, qui représente en France un exemple d’instance répondant à ces critères, devrait se voir conférer le statut et les moyens permettant de mieux garantir son efficacité et son indépendance. Ces instances devraient également être coordonnées à l’échelle européenne

Pour finir, malgré leur vaillant coup de gueule, les Sages du CCNE font des " recommandations" certes courageuses mais qu’il sera néanmoins difficile d’imposer aux responsables, publics et privés :  
(page 19) :
"Assurer un strict respect des finalités liées au recueil de chaque type de données (…), contrôle étroit, sous la responsabilité des autorités judiciaires et de la CNIL, de tout recours systématique à des identifiants communs (…), interdiction de l’interconnexion des fichiers présentant des identifiants communs mais destinés à des finalités différentes (…); devrait être interdit tout regroupement de données susceptibles d’entraîner des stigmatisations, ou des discriminations".
Les experts font une distinction curieuse entre organismes publics et privés, ces derniers étant excusés : " Sans méconnaître les difficultés que rencontre la mise en oeuvre effective d’une telle interdiction pour les fichiers détenus par des organismes privés, son respect n’en doit pas moins être rappelé, et son exécution doit au moins être imposée pour tous les fichiers détenus par des organismes publics".

Enfin, ils réclament :
"le placement des fichiers d’empreintes génétiques sous le contrôle d’un magistrat du siège hors hiérarchie (…); une stricte application des dispositions relatives au consentement préalable au recueil des données, ainsi qu’une limitation effective soit solennellement réaffirmée la légitimité du secret protégeant l’intimité de la personne, et en particulier ses aspects corporels, familiaux ou sexuels; d’engager une réflexion approfondie sur l’usage des puces électroniques et des moyens de transmission télémétriques. Ce thème de réflexion qui va bien au-delà de la biométrie rend nécessaire une Autorité qui puisse établir avec précision la liste des conditions dans lesquelles ces techniques ne devraient en aucun cas être utilisées.»

Rendons hommage aux auteurs de ce qui pourrait apparaître, aux yeux des partisans de la biométrie, comme un brûlot luddite. Ces sommités sont pourtant loin d’être des urluberlus droits-de-l’hommistes (5).
A leur crédit : les trois seules personnes qu’ils ont auditionné sont plutôt, au moins pour les deux premiers, de fervents défenseurs du miracle biométrique : Jean-Louis Bruguière, juge d’instruction antiterroriste (et candidat à la députation pour l’UMP dimanche prochain); Vianney Dyèvre, commissaire divisionnaire, chef des sections techniques de recherches et d’investigations de l’identité judiciaire de la Préfecture de police de Paris; et enfin, François Giquel, commissaire à la CNIL et conseiller maître honoraire à la Cour des comptes (6).
Comptez sur nous pour rappeler à ces chers experts la portée de leurs propos lors des prochaines échéances, par exemple au sujet de la future carte d’identité INES qui devrait refaire parler d’elle cette année.

(1) Le CCNE vu par Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/CCNE
(2) Consultable sur leur site : http://www.ccne-ethique.fr/francais/pdf/avis097.pdf
(3) Dossier des BBA 2004 : http://bigbrotherawards.eu.org/GIXEL-Groupement-des-industries.html
(4) Communiqué 1.02.2006 : http://bigbrotherawards.eu.org/Livre-Bleu-du-Gixel-les-BBA-republient-la.html
(5) Qui sont ces Sages ? Une quarantaine de personnes en sont membres, nommés en alternance par le pouvoir politique.

Ceux qui ont participé au groupe de travail sur la biométrie sont, notamment :

  • Jean-Claude Ameisen : biologiste, professeur d’immunologie et Président du comité Ethique de l’INSERM;
  • Sadek Beloucif : membre du Comité international d’éthique, médecin-anesthésiste-réanimateur, hôpital Bichat;
  • Pascale Cossart : professeure à l’Institut Pasteur, directrice d’unité à l’Inserm et à l’INRA, membre de l’Académie des Sciences;
  • Mireille Delmas-Marty : pénaliste, professeure au Collège de France;
  • Philippe Rouvillois : Président honoraire de l’Institut Pasteur.
  • Michel Roux : président de section honoraire au Conseil d’Etat.
  • Alain-Gérard Slama : professeur d’histoire à l’IEP Paris, au St Antony’s college d’Oxford et à Harvard University; membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme;
  • Claude Sureau : professeur de gynécologie obstétrique, président Honoraire de l’Académie Nationale de Médecine

Et les deux rapporteurs :

  • Maxime Seligmann : professeur émérite de l’Université Paris VII, médecin Chef de Service honoraire de l’hôpital Saint Louis;
  • Mario Stasi : avocat à la Cour d’appel de Paris ; président d’honneur d’Avocats sans frontières.

(6) Pour la petite histoire, ce conseiller de la Cour des comptes est plutôt rodé aux fausses innovations scientifiques, puisqu’il est l’auteur, en janvier 1981, du rapport de la Cour sur les « avions renifleurs »… http://fr.wikisource.org/wiki/RapportdelaCourdescomptessurl%E2%80%99affairedesavionsrenifleurs
Source : http://bigbrotherawards.eu.org/Les-biomaitres-au-piquet.html

 

8 - Le Louvre expérimente la RFID pour ses visites multimédias

Par Thomas Rousseau. Publié le : 8 juin 2007

À voir les visiteurs, un casque vissé sur la tête, déambuler au sein de cette exposition de statuettes grecques antiques, l'on pourrait se croire dans n'importe quel musée. Mais le projet du Museum Lab, expérimenté par le Louvre et le Dai Nippon Priting, au Japon, est sensiblement différent des traditionnels audio-guides, puisqu'il repose sur la technologie RFID (Radio Frequency Identification). Le déroulement de la visite est simple. Après avoir choisi l'une des langues proposées parmi le japonais, le français ou l'anglais, chaque visiteur reçoit un baladeur multimédia et un billet pourvu d'une puce RFID. Cette puce contient un code unique qui permet au visiteur d'être identifié tout au long du parcours et de bénéficier des fonctionnalités du baladeur. Placé à proximité d'une oeuvre, quel que soit l'ordre de la visite, ce lecteur multimédia diffusera alors les explications données par des spécialistes du Louvre. L'autre clé de ce dispositif se trouve dans le casque. Il s'appuie sur la technologie dite binaurale afin d'accroître le naturel des commentaires. Cet écouteur sans fil, muni d'un capteur de position et d'orientation, transmet les informations à un serveur qui délivre les messages sonores aussi naturellement que possible. Des prototypes de ce genre ont déjà été testés par des musées allemands. Mais cette fois, il est utilisé grandeur nature par le Louvre au Japon, à l'occasion de cette exposition consacrée aux Tanagras...

Source : http://www.news.fr/actualite/culture-loisirs/0,3800002043,39370080,00.htm

 

9 - Budget de la recherche et de l'innovation
La France consacrera un milliard d'euros par an

La ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a annoncé lundi que l'Etat va consacrer un milliard d'euros supplémentaire par an sur une période de quatre ans au budget de la recherche et de l'innovation...
"Pendant longtemps, on a financé des structures de recherche plutôt que des projets. Les politiques ne s'autorisaient plus à définir des priorités et certains organismes ont pris l'habitude de définir eux-mêmes leur stratégie", a-t-elle déploré, préconisant que ce pilotage doit être fait par le ministère, avec le concours de l'Agence nationale pour la recherche... Et de conclure que la France veut réconcilier les Français avec la science, et lutter contre une tendance qui est la méfiance vis-à-vis du progrès comme les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les nanotechnologies.
Source : http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=6557

 

10 - L'avis complet du Comité d'Ethique, document pdf

http://www.ccne-ethique.fr/francais/pdf/avis098.pdf

 

11 - Les passeports belges cryptés comme des passoires

Par Pierre Vandeginste (Journaliste scientifique) 

Une équipe belge de chercheurs en cryptographie vient de découvrir avec stupéfaction que 720.000 passeports à puce RFID, délivrés en Belgique entre fin 2004 et juillet 2006, n’étaient tout simplement pas cryptés.
Il suffit donc d’un lecteur de puces RFID du commerce pour accéder à leur contenu, à 10 cm de distance. Ce qui peut se faire en toute discrétion et en quelques secondes n’importe où.
Comme si cette gaffe ne suffisait pas, le passeport RFID belge contient un ingrédient de plus que ses confrères européens : la signature du titulaire... Surprise : certains passeports ne répondaient pas du tout aux tentatives des chercheurs belges, qui utilisaient pourtant le protocole cryptographique ad hoc. Ils finirent par comprendre que toute une génération de passeports RFID était purement et simplement dépourvus de ce protocole cryptographique, d’où leur incapacité à lui répondre.
Ce n’est pas tout. La même équipe a évalué la résistance des autres passeports RFID belges, ceux délivrés après juillet 2006... Mettre en relation des séquences de numéros avec des intervalles de dates... Dans le cas d’un passeport dont les dates de naissance et d’expiration sont connues, il faut une heure au maximum (donc une demi-heure en moyenne) pour tester ces 24 000 numéros de série, à raison de 400 tentatives par minute... Tout le charme (et le danger) du vol d’identité via la puce RFID est précisément qu’il peut être effectué sans que sa cible se doute de quoi que ce soit.

Tout lire sur : http://www.rue89.com/2007/06/06/les-passeports-belges-cryptes-comme-des-passoires

 

12 - Les nanotechnologies se multiplient pour le bien du grand public (?)

Le nombre de produits destinés au grand public et intégrant des nanotechnologies a plus que doublé entre mars 2006 et juin 2007...
Les nanotechnologies, stars des implants !
Pas étonnant qu'elles soient aussi à la mode chez les dentistes. C'est en tout cas ce que nous révèle l'institut américain Millennium Research Group dans une de ses analyses "détaillées", titrée US Markets for Dental Implants 2007. Ce rapport révèle que les nanotechnologies créent actuellement un buzz dans ce vaste marché qu'est l'implant dentaire, et que les principaux fournisseurs s'y mettent les uns après les autres. L'étude de Millenium Research prouve aussi - si besoin était - qu'il ne suffit pas de disposer d'un bon produit, mais qu'il faut aussi savoir lui donner un nom. Ainsi, le fournisseur américain 3i a baptisé le sien NanoTite, alors que son concurrent Straumann a nommé son produit SLActive. On devine sans peine quelle marque le grand public associe aux matériaux miniaturisés. Formule blancheur contre réussite sociale !

Quoi qu'il en soit, les nanotechnologies utilisées sur les implants ont un avantage certain : elles diminueraient de moitié le temps de cicatrisation et amélioreraient l'intégration de l'implant dans l'os de la mâchoire. Pour le patient, c'est enfin la certitude d'oser sourire, avec des dents d'un blanc éclatant. Anodin ? Pas du tout. Dans 58% des cas, les chances d'être embauché sont plus élevées avec des dents blanches. Ou plus précisément avec des dents blanchies chimiquement (*). Un pourcentage qui est de 53%, quand il s'agit de savoir si les patients ayant subi cette intervention sont plus susceptibles de percevoir un plus gros salaire. "Visible à soixante mètres, c'est sur le sourire que se focalise le regard des autres, s'ébaubie le Dr. Dacher Keltner, psychologue du sourire à l'Université de Berkeley en Californie. Il est révélateur de notre chaleur, de notre confiance en nous et de notre santé". Pour résumer : les nanotechnologies facilitent l'embauche. CQFD.

(*) Etude impartiale financée par Crest Whitestrips, qui commercialise des produits pour blanchir les dents.
Renaud Edouard-Baraud. Responsable éditorial de L'Atelier.

Tout lire sur : http://www.atelier.fr/industrie/nanotechnologies,multiplient,grand,public-34581-28.html

 

13 - Evaluer l’effet des nanomatériaux sur la santé et l’environnement

Commentaire : alors que les nanotechnologies sont déjà incluses dans une proportion croissante de produits très variés et que des financements faramineux leur sont officiellement consacrés, certains commencent seulement à s'inquiéter de leur éventuelle toxicité... il est temps ! Les nanotechnologies, à peine émergeantes, inquiètent déjà. Un groupe de travail sur les effets des nanoparticules et nanomatériaux sur la santé et l'environnement vient donc d’être créé. L'Observatoire des Micro & NanoTechnologies (OMNT), annonce la création d'un groupe de travail multidisciplinaire chargé d'assurer une veille scientifique sur les effets des nanoparticules et nanomatériaux sur la santé et l'environnement. L'objectif est de permettre à des non-spécialistes de se tenir informés de l'évolution de ce domaine au travers de documents de synthèse qui présenteront de manière objective les résultats les plus marquants parus dans le monde.

Ce groupe multidisciplinaire, qui se réunira trois fois par an, est constitué de 14 experts issus d'organismes de recherche publics : CNRS, Universités, INERIS, CEA, INRS, INSERM, IRSN... Les différentes disciplines qu'ils représentent couvriront non seulement les résultats des études de nanotoxicologie, mais aussi les autres domaines concernés par les effets des nanoparticules : aspects sanitaires, détection et caractérisation des nanoparticules, évaluation des doses et des sources d'exposition, moyens de protection et de prévention, réglementation et normalisation, cycle de vie des nanoparticules, évaluation des risques.

Il devrait, à terme, collaborer avec des groupes similaires à l'échelle européenne, en cours de constitution dans le cadre du 7ème programme cadre européen de recherche et développement, augmentant ainsi la qualité de ses analyses.

Ce projet de veille lancé par l'OMNT permettra à tous ceux qui sont concernés par les micro et nanotechnologies de compléter leur connaissance de ce domaine. Chercheurs, managers de la recherche en nanosciences ou nanotechnologies, industriels fabricants ou utilisateurs de nanoparticules ou nanomatériaux, pouvoirs publics, financeurs de l'innovation et professionnels de la prévention pourront ainsi mener leur activité en professionnels informés.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.omnt.fr/index.php

Source : http://www.industrie-technologies.com/article/page_article.cfm?idoc=106162&navartrech=
1&id_site_rech=11&maxrow=79

 

14 - A  GRANDS  PAS  VERS  « MATRIX » ?

Un collège de Séoul va bientôt accueillir un pion-robot OFRO chargé de surveiller la cour de récréation : une première mondiale, selon son créateur DU Robo. "Le robot sera stationné dans le collège pour un test en vue d'une éventuelle commercialisation", a précisé jeudi le quotidien Korea Times.

http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_477707.html?wt.bron=homeArt15

 

15 - Conclave des « big brothers » : rencontre sur la sécurité et la biométrie en Suisse

Amine Djazairi

Pour évaluer les différentes opportunités d’investissements dans la sécurité, Bruxelles accueillera, du 26 au 29 juin, la troisième édition du "Homeland Security 2007". Une rencontre qui réunira, l’espace de quatre jours, la crème de la sécurité civile, militaire, technologique et économique...

Source : http://www.elwatan.com/spip.php?pag...

 

16 - Le développement des nanotechnologies mal accompagné par les institutions américaines

 par Claire Padych

J. Clarence Davies a écrit un rapport sur le développement des nanotechnologies pour le Woodrow Wilson International Center. Ses conclusions montrent de nombreux manques, notamment scientifiques et institutionnels.
L'étude récemment présentée par J. Clarence Davies pour le Woodrow Wilson International Center (qui n'est autre que le centre d'études américain qui a initié en 2005 le "project on emerging nanotechnologies") est alarmiste. Dès la deuxième ligne de la préface écrite par David Rejeski (directeur du project on emerging nanotechnologies), on peut lire : "les impacts incertains sur la santé, l'environnement et la société qui peuvent surgir avec cette technologie émergente, requièrent avec urgence, notre attention". Le ton est donné et le rapport va recenser très précisément les risques induits par un développement (trop ?) rapide de cette technologie, avec des systèmes d'encadrement scientifique et institutionnel, visiblement incapables d'évoluer aussi vite que les nanotechnologies.
Davies met en cause l'EPA (Environmental Protection Agency), qui est l'agence fédérale américaine dédiée à la protection de l'environnement. Celle-ci ne jouerait pas son rôle dans la définition des orientations de recherche pour les applications et implications des nanotechnologies à l'environnement. Autre sujet d'inquiétude : les conséquences chimiques des nanoproduits et nanomatériaux dans un contexte législatif inadapté.

Une proposition : un "oversight system" destiné à prendre des mesures préventives.

Finalement, c'est l'application multiple des nanotechnologies dans tous les secteurs d'activité qui exacerbe les risques et limite la surveillance.
Mais Davies ne se contente pas d'énumérer les risques et les manques du système américain : dans la deuxième partie de son étude, il milite en faveur d'un "oversight system", c'est-à-dire de la définition d'un ensemble de mesures préventives offrant la possibilité d'identifier les risques potentiels par un contrôle organisé du processus, du début à la fin du cycle de vie des nanoproduits.
Des indicateurs de contrôle et un agenda à court et moyen termes (de un an à cinq ans) sont donc proposés, avec une place prioritaire accordée aux répercussions envisagées des nanotechnologies sur l'environnement et la santé.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-developpement-
des-nanotechnologies-mal-accompagne-par-les-institutions-americaines-23147.html

 

17 - La Cnil sonne l'alarme sur le transfert illégal de données bancaires vers les Etats-Unis

La Commission de l'informatique et des libertés veut mobiliser le pouvoir politique français sur le dossier Swift, ce système américain de surveillance des transactions bancaires et financières.

Philippe Crouzillacq, 01net, le 13/06/2007 à La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) tenait hier, mardi 12 juin, à Paris, une conférence de presse sur un dossier jugé préoccupant baptisé Swift. L'organisme français a tenu à sensibiliser de nouveau l'opinion publique, et surtout les pouvoirs politiques français, sur ce programme de surveillance des transactions bancaires internationales, mis en place par les Etats-Unis en 2001 et dont l'existence a été révélée par la presse américaine en juin 2006.

Selon Alex Türk, président de la Cnil, cité par l'AFP, "il y a une urgence à obtenir une véritable transparence sur ce dossier". La Commission estime que l'opacité de ce système menace la protection des données des individus et des entreprises. Un rendez-vous a été demandé à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, ainsi qu'à la Banque de France et à la Fédération bancaire française.

Swift, une société incontournable !

Retour sur les faits. Après les attentats du 11 septembre 2001, le Trésor américain, épaulé par la CIA (Central Intelligence Agency), met sur pied un vaste programme visant à traquer le financement des réseaux terroristes. Il décide de s'appuyer sur Swift, une société de télécommunications de droit belge qui offre à ses clients bancaires et financiers un système de messagerie sécurisée, assorti d'une palette de services financiers.
Ses actionnaires ? Deux mille banques internationales.
"L'essentiel des transferts bancaires internationaux transite ainsi par cette société dont les services sont devenus incontournables pour les milieux concernés",
relève la Cnil...
Problème : cette surveillance n'a été révélée aux autorités publiques européennes et nationales qu'une fois mise en place. Et s'est opérée en dehors du cadre légal de coopération sur les échanges d'informations financières entre gouvernements.
En novembre 2006, le groupe des autorités européennes de protection des données avait, dans un avis, épinglé le programme Swift, en estimant qu'il violait les règles européennes en la matière…
Selon l'AFP, la Commission va demander à Jean-Louis Borloo comment le gouvernement français "compte intervenir dans les négociations actuelles entre l'Union européenne et les Etats-Unis"...
De son côté, Swift s'est engagé à refondre la structure de son réseau informatique.
Une décision devrait être prise en septembre 2007 et pourrait consister à mettre en place un centre opérationnel en Europe, réservé à la gestion des transactions ne concernant pas les Etats-Unis.

Source : http://www.01net.com/editorial/351104/droit/la-cnil-sonne-l-alarme-
sur-le-transfert-illegal-de-donnees-bancaires-vers-les-etats-unis/

 

18 - AeroScout remporte un projet européen innovant de santé pour localiser les patients, le personnel et les biens

Commentaire : quand on connaît pertinemment les dangers des ondes Wi-fi et que l'on assiste à leur adoption au sein de structures consacrées à la santé publique, on se demande quelles motivations président à ces décisions. La santé des citoyens pèse bien peu dans la balance des établissements hospitaliers, en comparaison de la rentabilité espérée...  

Le fournisseur de solutions chef de file Active RFID Wi-Fi augmente la localisation européenne avec l’installation de l’hôpital du Luxembourg REDWOOD CITY, Californie - (BUSINESS WIRE) - AeroScout, Inc., le fournisseur de solutions chef de file Active RFID Wi-Fi, a annoncé un projet pilote innovant avec l’hôpital Saint Louis, le plus grand hôpital du nord du Luxembourg pour localiser les patients, le personnel et les biens de l’hôpital.

L’objectif premier de l’installation est d’apporter une plus grande protection aux malades à haut risque atteints de démence, en les gardant en sécurité dans les locaux hospitaliers et à portée des infirmières et des prestataires de soins...

Tout lire sur : http://home.businesswire.com/portal/site/google/index.jsp?ndmViewId=news
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