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Carte d’identité
électronique : la CNIL au cœur d’un débat de société majeur
Extraits
....«
....La
CNIL n’est pas encore saisie du projet INES mais depuis plusieurs
mois elle engagé un certain nombre de démarches concrètes
pour aborder au mieux l’examen de ce dossier. »....
1. Elle a demandé
au ministère de l’Intérieur un argumentaire précis sur le
projet de carte d’identité électronique Le ministère de l’Intérieur
ayant lancé, en 2001, une mission d’étude sur ce projet de
carte d’identité électronique, la CNIL a été tenue informée
du déroulement des réflexions et travaux menés par le ministère
ainsi que par le Secrétariat d’Etat à la réforme de l’Etat
dans le cadre, en particulier, du plan de développement de
l’administration électronique, la nouvelle carte électronique
étant susceptible d’être utilisée pour accéder à des téléservices.
La CNIL a pu
ainsi faire part au ministère de l’intérieur de ses premières
observations et interrogations sur ce projet. Elle lui a ainsi
demandé un argumentaire précis sur, d’une part, la situation
actuellement constatée en matière d’usurpation d’identité
et d’autre part, les finalités et les modalités selon lesquelles
seraient utilisées les données biométriques, qu’il s’agisse
de leur consultation par lecture directe de la carte d’identité
ou de la conservation, dans une base de données centrale,
des empreintes digitales. La Commission a également souhaité
que lui soient présentées des solutions techniques alternatives
susceptibles d’améliorer la sécurisation des modalités pratiques
de délivrance des titres dans le but de mieux garantir l’identité
des personnes.»
«
2.
Elle a obtenu que les autorités européennes de protection
des données prennent une position commune sur les projets
européens en matière de biométrie La CNIL suit très attentivement
les travaux conduits au plan européen et visant à généraliser
l’introduction de données biométriques (photographies et empreintes
digitales) dans les passeports, les visas et les titres de
séjour et à mettre en place un système commun d’information
sur les visas (VIS) qui permettrait de recenser dans une base
unique les demandes et les refus de visas.»...
A son initiative,
le groupe des commissaires européens en charge de la protection
des données («groupe de l’article 29») a rendu un avis très
circonstancié sur les propositions de règlement, sur les visas
et les titres de séjour élaborés en ce domaine et en particulier
sur les questions que soulève au regard des principes de protection
des données, la création au plan européen d’une base centralisée
de données biométriques. Elle a également fait part au président
du conseil de l'Union européenne de ses réserves sur les propositions
de réglement concernant les passeports biométriques.
http://www.cnil.fr/index.php?id=1772&news[uid]=235&cHash=4bcd24b58e