presse 26
L'étiquette
radio séduit tout autant qu'elle inquiète
LE MONDE 17.03.05
Extraits
« Le
parti communiste chinois les utilise pour identifier ses
congressistes, le marathon de Berlin pour classer ses coureurs,
le géant américain de la distribution Wal-Mart pour gérer
ses stocks, des fermiers pour reconnaître leurs bovins,
certains Californiens pour retrouver leur chien.
Beaucoup de
Parisiens en présentent une version rudimentaire aux tourniquets
du métro - le passe "Navigo" de la RATP - ; quelques cobayes
américains en portent un prototype high-tech sous la peau,
qui donne accès à leurs données de santé ; de plus en plus
d'automobilistes en actionnent une, sans trop le savoir,
en se servant de leur clé.
Les puces
fonctionnant selon la technologie de radio-identification
(radio-frequency identification ou RFId, selon la terminologie
américaine qui s'est imposée) ne prolifèrent pas encore,
mais elles s'insinuent chaque jour davantage dans nos sociétés.
A la joie des industriels et investisseurs,
qui les guettent
comme un marché prévu de 3 milliards de dollars en 2007,
avant le grand boom d'une généralisation annoncée pour 2010,
mais au grand dam d'associations de consommateurs ou de
défense des libertés publiques qui les redoutent comme un
avenir de cauchemar où chaque objet pourra nous dénoncer.
»
...
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Jérôme Fenoglio
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La
CNIL réservée
«Dans
une communication de l'un de ses commissaires, Philippe
Lemoine, adoptée le 30 octobre 2003, la Commission nationale
de l'informatique et des libertés (CNIL) avait identifié
plusieurs pièges qui conduisent à minorer les risques des
RFId sur la protection de la vie privée. La CNIL, qui est
déjà intervenue pour faire modifier le système "Navigo"
de la RATP (Le Monde du 14 juillet 2004), demandait que
les informations traitées par cette technologie soient considérées
comme des données personnelles et que des mécanismes de
désactivation des étiquettes soient mis en place.
Depuis, un
groupe de travail rassemblant les autorités de protection
des données des membres de l'Union européenne a produit
une série de recommandations, soumises à consultation publique
jusqu'au 31 mars. »
Article paru
dans l'édition du 18.03.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-401940,0.html