resistance
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Les syndicats
réclament des mesures contre l'espionnage high-tech
Commentaire
: l'atteinte à la vie privée au moyen de la high tech n'est
désormais plus un secret. Saluons l'initiative des syndicats
qui s'opposent dès maintenant à l'esclavage - n'ayons pas
peur des mots - du 21ème siècle.
Press
Release 26.06.2006
-
Labour news from UNI global union - for trade unions in a
global services economy. -
«L'UNI,
Syndicat mondial, prie instamment l'Union européenne et l'Organisation
internationale du Travail d'intensifier les mesures de protection
contre la surveillance des travailleurs au moyen de nouvelles
technologies susceptibles de porter atteinte à leur vie privée.
Les étiquettes d'identification par radiofréquence (RFID)
cousues sur les uniformes ou implantées sous la peau des travailleurs,
les téléphones mobiles connectés aux satellites GPS et la
surveillance continue des appels téléphoniques, de la frappe
clavier et des courriers électroniques sont autant de menaces
qui pèsent sur la main-d'oeuvre du 21e siècle. Les mini-ordinateurs
fixés au poignet et la possibilité de surveiller les travailleurs
aux toilettes et dans les zones de repos portent également
atteinte à la dignité des travailleurs. Telle est la mise
en garde lancée dans un rapport de l'UNI sur le contrôle et
la surveillance électroniques, intitulé "On vous suit".
L'UNI,
qui représente plus de 900 syndicats du monde entier, met
en garde contre "l'invasion rampante de la collecte de données"
et appelle à une interdiction totale de l'implantation de
puces électroniques sous-cutanées (RFID) et de la surveillance
des salariés en dehors des heures de travail. Les syndicats
réclament également une réglementation stricte sur la présence
des étiquettes RFID sur les uniformes et demande de toute
urgence un vaste débat européen. L'OIT est invitée à procéder
de toute urgence à une mise à jour de ses directives pratiques
sur le contrôle et la surveillance au travail, de façon à
intégrer les changements rapides survenus dans le milieu de
travail et dans les technologies au cours des dix dernières
années. Le marqueur RFID est déjà utilisé pour la traçabilité
des palettes de marchandises qui transitent autour du monde.
En raison de la chute du prix des micropuces électroniques,
ce marqueur pourrait bien se retrouver sur les produits que
vous avez dans votre réfrigérateur – mais aussi sur les travailleurs.
Le
contrôle et la surveillance peuvent être contraires au droit
fondamental à la vie privée, pourtant inscrit dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme de l'ONU et dans la Convention
sur les droits de l'homme de l'UE. Selon le rapport du Groupe
de travail de l'UE sur la protection des données : "les travailleurs
n'abandonnent pas leur droit à la vie privée et à la protection
des données chaque matin lorsqu'ils franchissent le seuil
de leur lieu de travail". "Nous réclamons le respect et la
dignité au travail" déclare Philip Jennings, Secrétaire général
de l'UNI. "Ce n'est pas parce que la technologie permet aux
employeurs d'espionner les travailleurs à chaque minute du
jour et de la nuit que l'on doit les laisser faire". "En reliant
à l'ordinateur les caméras de vidéosurveillance, les systèmes
de positionnement GPS et les pratiques d'espionnage du téléphone
et du courrier électronique, on aboutit au cauchemar du 21e
siècle – un lieu de travail dominé par le stress et un personnel
déshumanisé. L'économie de la connaissance exige de la créativité
et l'épanouissement du potentiel humain – et non pas la création
d'un climat de peur qui étouffe la pensée et l'action".
L'UNI
s'attache à élaborer un Code de pratique pour aider les syndicats
à surmonter le problème causé par la RFID et exige des droits
en ligne clairement définis pour les travailleurs en ligne,
y compris la protection du courrier privé et la liberté de
communiquer électroniquement avec le syndicat. Partout dans
le monde, les syndicats ont déjà entamé le dialogue avec les
employeurs en vue de protéger la vie privée des salariés et
faire en sorte que la surveillance soit négociée, limitée
au strict minimum nécessaire et clairement expliquée. Les
syndicats du commerce de détail et des entrepôts d'Europe
ont entamé des discussions avec les employeurs au sujet des
puces RFID afin de trouver un accord quant à leurs conséquences
sur l'emploi et la vie quotidienne des salariés du commerce.
Les
syndicats opérant dans les centres d'appels exigent des règles
plus strictes de surveillance des appels téléphoniques et
entendent de manière générale faire en sorte que les mesures
visant à contrôler le travail électronique délocalisé ou à
améliorer la sécurité ne sont pas utilisées pour harceler
et sanctionner les travailleurs. Le rapport fait état d'une
progression considérable du contrôle et de la surveillance
électroniques au travail – notamment à l'aide de nouveaux
outils numériques hautement sophistiqués. " Ces technologies
peuvent être utilisées à bon escient, de manière à faciliter
la vie et la rendre plus conviviale tant pour les employeurs
que pour les salariés. Mais le plus souvent, elles sont mises
en place à des fins beaucoup moins sympathiques. Il arrive
que certains employeurs exploitent cette possibilité pour
rendre leurs salariés passifs et dociles de façon à les dissuader
d'exercer leur droit à la syndicalisation et à la représentation
collective."
*
L'UNI est le Syndicat mondial des compétences et des services,
comptant 15 millions d'adhérents dans le monde, dans plus
de 900 syndicats de 150 pays.
Contacts:
Philip Jennings, UNI General Secretary,+41
22 365 2100 philip.jennings@uniglobalunion.org
Noel
Howell, UNI Press, +41 22 365 2100 press@uniglobalunion.org
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the full report from: http://www.uniglobalunion.org/surveillance